Entretien croisé – Marine Johannès et Gabby Williams : « Le basket féminin entre dans une nouvelle ère »

Marine Johannès (31 ans, Galatasaray) et Gabby Williams (29 ans, Fenerbahçe) : Maxi a réuni les deux figures emblématiques de l’équipe de France pour une interview croisée. Au programme notamment : les Bleues et la révolution du basket féminin, entre essor de la WNBA et émergence de nouvelles ligues.

Vous rappelez-vous votre première rencontre ?
Gabby Williams : J’ai vu jouer Marine en 2017 quand j’étais à UConn, elle était avec l’équipe de France. Et la première fois qu’on s’est affrontées, c’était en WNBA en 2019.

Que pensiez-vous initialement du jeu de l’autre ?
Marine Johannès : Gabby jouait poste 1 à Chicago alors qu’à UConn on l’avait vue poste 5, donc j’avais remarqué sa polyvalence, c’est ce qui m’avait le plus impressionnée.
Gabby Williams : James Wade, notre coach à Chicago, quand on faisait le scouting de Marine, avait sorti une phrase du genre : « Elle a l’air maigre, mais attention elle est super forte ! » (Elle rit) Et contre nous, elle avait réussi de superbes actions.

Depuis, vous avez été coéquipières en club et en équipe de France. Vos jeux sont complémentaires ?
Gabby Williams :
Oui. Moi, je suis plus driveuse, j’attaque la raquette, donc avec une joueuse qui sait tirer comme Marine, ça m’ouvre des espaces. Et au-delà d’une shooteuse, elle est très talentueuse comme passeuse, elle sait lire le jeu, la défense, donc pour moi qui aime bouger sans la balle, je sais qu’elle va me trouver.
Marine Johannès : On retrouve aussi de la complémentarité par rapport à nos mentalités. Gabby a une mentalité un peu plus américaine, et moi forcément un peu plus française, et je trouve ça intéressant.
Gabby Williams : On apprend des choses l’une de l’autre. Après mon premier été en équipe de France, j’ai dit à mes coéquipières aux États-Unis : « Marine m’a appris à plus m’amuser sur le terrain ». Et moi, je lui ai un peu appris… (Elle réfléchit) Dis-moi, qu’est-ce que je t’ai appris ?
Marine Johannès : À ne pas faire attention aux autres. Des choses sur la confiance en soi. Les Américaines, on a l’impression qu’elles n’ont pas de doute quand elles sont sur le terrain, et Gabby a ça en elle. C’est ce qu’elle ramène en équipe de France, à moi mais aussi aux autres.

Vous évoluez cette saison toutes les deux à Istanbul, dans deux clubs rivaux : Gabby à Fenerbahçe, Marine à Galatasaray. Cette tension entre les deux clubs se ressent ?

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Propos recueillis par Yann Casseville

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