Erwan Abautret : « Débattre, j’ai ça en moi »

Sur First Team, qu’il a co-fondée, et la chaîne L’Équipe, Erwan Abautret parle basket. Avec son accent marseillais, ses envolées, ses prises de position franches, causer, c’est son truc. Depuis toujours.

En 2000-01, à 18 ans, espoir à Brest, vous avez connu quelques apparitions en Élite 2. Qu’est-ce qui vous a empêché de devenir pro ?
Déjà, je ne pense pas que j’aurais pu jouer dix ans en Betclic Élite. Après, jouer en Élite 2, je ne pense pas que ça soit le truc le plus compliqué. Mais manque d’entourage, pas d’agent, et puis des mauvais choix. À Brest, je fais une bonne année espoir… et je me barre : je voulais rentrer dans le Sud-Ouest pour des raisons personnelles, et je vais à Bayonne en N1. Mais ce n’était pas du tout le bon choix : quand tu sors du sérail professionnel, c’est compliqué, et Bayonne ne mise pas sur les jeunes, je ne finis pas la saison avec eux, derrière j’arrête de jouer pendant deux ans. Ça a longtemps été une plaie. Au final, même si j’avais plus d’ambition dans ma carrière sportive que celle de journaliste, je pense être un meilleur journaliste que basketteur ! (Il rit)

Votre bagage scolaire léger (bac STT et un semestre à la fac) est-il l’exemple que ce ne sont pas les diplômes qui font une carrière dans les médias ?
Pas mal d’étudiants me demandent quel a été mon parcours. Je n’ai pas envie de leur dire « tu n’as pas besoin d’aller à l’école », c’est un drôle de message, mais en même temps, oui, les diplômes ne sont pas le plus important, et journaliste est un métier qu’on apprend dans les rédactions. Cela dit, passer par des écoles, ça t’offre des stages, un cadre. Y aller à l’arrache, comme je l’ai fait – j’avais 27 ans, pas d’oseille, je jouais en N3 loin de chez moi, j’étais dans un sentiment d’urgence –, je ne peux pas le transmettre à un jeune.

Avec Thomas Dufant et Stephen Brun, vous fondez First Team en 2015. Avec quelle ambition ?

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Propos recueillis par Yann Casseville

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