À la rentrée prochaine, aux côtés de Lauriane Dolt au Havre, Elise Prodhomme sera à la JA Vichy la première femme coach principale d’une équipe professionnelle française masculine. C’est pour elle une vocation.
Avez-vous été surprise du buzz qui a suivi votre nomination comme coach de la JA Vichy (en Élite 2) la saison prochaine ?
Surprise, oui et non. Je savais que ça allait faire quelque chose dans le monde du basket mais pas à ce point-là car ça a été vraiment extrêmement relayé, mais principalement parce que je suis une femme.
Être une pionnière, servir d’exemple pour d’autres femmes, est-ce important pour vous ?
Ce n’est pas ce qui me guide en tout cas. C’est quelque chose que je sais important, mais je ne fais pas ça pour qu’on me dise que je suis la première. Je le fais parce que c’est ma carrière, parce que j’ai des ambitions et que j’ai une chance incroyable d’avoir ce projet de Vichy qui se présente et maintenant, il faut faire ses preuves. Et si ça peut permettre à des femmes, à des jeunes filles d’avoir envie de faire ce métier ou de s’intéresser à ça, tant mieux. Mais je sais aussi l’exigence que ça demande pour en être là.

En tant que fille de basketteur – votre père a joué au niveau Nationale –, et Mancelle, avez-vous été marquée par le basket masculin dans votre enfance ? Assistiez-vous régulièrement à des matches du MSB à Antarès ?
Oui. Déjà, avant ça, j’étais à tous les matches de mon père à la JALT (le deuxième club du Mans, ndlr). Donc, obligatoirement dans le basket masculin puisqu’à la JALT, il n’y avait pas de filles. Puis après, j’allais au MSB avec mon oncle qui était abonné. Donc le basket masculin, c’était la normalité pour moi.
À partir de quand avez-vous senti qu’il pouvait y avoir une ouverture dans le basket masculin, qui vous a permis de vous occuper des espoirs à Dijon ?
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Propos recueillis par Pascal Legendre
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