Il est l’homme qui a inscrit le panier du sacre en Eurocup de la JL Bourg-en-Bresse, une étape marquante de plus dans le parcours d’Adam Mokoka (27 ans), qui a connu la NBA, mais aussi la Serbie et la Roumanie. Il raconte.
Propos recueillis par Yann Casseville
« Je suis né à Paris, 19e arrondissement. J’ai vécu à Garges-lès-Gonesse jusqu’à 4 ans, ensuite on a déménagé à Cergy-Pontoise, là où j’ai vraiment grandi et où j’ai commencé le basket. J’ai grandi avec mes deux parents et mes deux sœurs. Une très bonne enfance, dans une famille vraiment soudée, où on s’entraide beaucoup. Mon père m’emmenait au foot, parfois on regardait Téléfoot le dimanche, et avec ma mère c’était beaucoup d’activités, on faisait des sorties, on allait dans des parcs d’attraction. Mes parents m’ont inculqué de très bonnes valeurs, et mes sœurs aussi. Je suis le petit dernier de la famille, donc tu es un peu le chouchou de tout le monde.
J’étais un enfant intéressé par l’école, j’arrivais facilement à avoir de bonnes notes. Mais en grandissant, j’avais beaucoup d’amis et on aimait bien s’amuser, on parlait un peu en classe, j’ai commencé à moins étudier à sur la fin du collège et au début du lycée parce que le sport prenait une place plus importante dans mon coeur. J’ai toujours voulu être dans le sport. J’ai commencé par le tennis, ensuite le foot, et je souhaitais devenir footballeur professionnel. Vers 10-11 ans, j’ai arrêté et je me suis mis au basket, c’est venu un peu comme ça, à travers un ami, et ça m’a plu. Découvrir le basket a ouvert mon esprit, c’était un sport que je ne connaissais pas et voir que j’apprenais assez rapidement me plaisait. Et c’était un nouveau rythme : terrain plus petit, beaucoup plus d’allers-retours donc tu dépenses plus d’énergie, et petit, j’avais besoin de me défouler.

On m’a souvent dit : « Si tu bosses, tu pourras réussir dans le basket ». Réussir, c’est vague, tu ne sais pas vraiment à quelle échelle, ou ça mène, mais ce conseil de toujours travailler s’est ancré dans ma tête. À Cergy, j’étais surclassé avec les minimes France, et en voyageant dans le pays, j’ai vu que des clubs avaient des centres de formation. Le coach de la N2 de Cergy, Ludovic Pouillart, avait une bonne relation avec Christophe Millois, le directeur du centre au BCM, qui m’a proposé d’aller faire des tests. Passer de Cergy à Gravelines, ça fait quelque chose. Quand je suis arrivé, je comparais à Paris et je me suis dit : « Il n’y a rien ! » C’était très calme… Il y avait sa propre identité, complètement différente, ça m’a étonné. Mais au fur et à mesure, tu crées des liens avec les coéquipiers, tu t’adaptes à cet environnement, aux gens, et tu te débrouilles.
La défense, une mentalité
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Portrait paru dans Maxi Basket n°9 (juin 2026), disponible sur la boutique.
