Basket Landes, passionnément authentique

Le champion de France en titre s’est qualifié au Final 6 de l’Euroleague (15 au 19 avril) pour la première fois de son histoire. Une nouvelle étape dans l’ascension de ce club pas comme les autres, fier de son ancrage territorial, de son héritage, et qui cultive son identité.

La place Saint-Roch, au cœur de Mont-deMarsan, est irradiée de soleil. Après des journées de pluie, la météo, en ce samedi 7 février, fait le bonheur des nombreux commerçants voyant leurs terrasses se remplir. Au milieu des bars et restaurants, une enseigne demeure fermée : la boutique du club de Basket Landes. Sur la porte, une affiche : « Chers supporters, nous sommes désolés, nous jouons TOUS nos matches à guichets fermés ». Tous, en lettres capitales. La rencontre du lendemain ne fera pas exception. Le dimanche 8 février, l’Espace François-Mitterrand (2 600 places) est bondé, on ne pourrait pas y stocker un béret de plus. Cet après-midi, l’hôte accueille Lattes-Montpellier. « L’engouement ici n’est pas un mythe, c’est vrai », insiste la meneuse internationale Leïla Lacan, marquée notamment par deux événements : « Les finales du championnat l’an dernier et, récemment, le match contre Fenerbahçe. La salle était folle ! »

À quelques heures de la réception du BLMA, Audrey Lacroix, la présidente de Basket Landes, réfléchit. Compte. Interpelle la personne en charge de la billetterie : « Élisa, on est à combien d’abonnés ? » Réponse : 2 423. La salle est quasiment pleine avant même de vendre la moindre place sèche. « Sur la saison écoulée, on avoisinait les 50 % du chiffre d’affaires billetterie de toute la Ligue féminine », précise la dirigeante. « On est à guichets fermés tout le temps, et même à l’extérieur, il y a toujours des Landais qui font le déplacement. À Toulouse, ils étaient 300 ! Ils sont vraiment engagés », poursuit Lacan.

Les joueuses de Basket Landes posant devant leurs supporters
Basket Landes, club uni à ses supporters © FIBA

Ici, tous ont en mémoire un week-end printanier de 2022. Un soir pour l’histoire. À Bercy, Basket Landes, tombeur de Bourges après deux prolongations, décrochait sa première Coupe de France. « Mille supporters avaient pris le train pour monter à la capitale. À 8 h, ils étaient à l’apéro, à l’armagnac. Et nous, quand on entre dans la salle, on voit un mur blanc. Et la fête dans le train du retour, ah là là… », sourit la coach Julie Barennes. « Mais attention, on n’a pas tout salopé, on a bien rangé après. »

« Le train du retour, cette communion : Basket Landes, c’est ça », appuie Céline Dumerc. À quelques minutes du début de rencontre face à Lattes-Montpellier, l’ex-meneuse ascendant Braqueuse devenue directrice sportive balaie les tribunes du regard : « Et puis, c’est ça aussi Basket Landes ». Dans les travées
de Mitterrand, un mélange intergénérationnel, sous une bande-son qui voit passer les oies sauvages de Delpech puis la Jolie de Jul. À l’entre-deux initial, c’est la banda Les Genêts d’Or qui prend le relais et entame L’Encantada, du groupe occitan Nadau, un hymne populaire chéri dans tout le Sud-Ouest. Les supporters tapent des mains en cœur dans des tribunes aux noms de territoires landais : ici Tursan, là Chalosse… Venir à l’Espace Mitterrand dépasse la visite d’un club. C’est venir à la rencontre d’un peuple, de son histoire et de son amour du basket.

LA BILLETTERIE, PLUS DE 50 % DU BUDGET

Cet article est réservé à nos abonnés.

Abonnez-vous pour y accéder.

Je m'abonne

Déjà abonné ? Connectez-vous

Par Yann Casseville, à Mont-de-Marsan

Pour lire l’article sur Basket Landes en entier, abonnez-vous ou achetez notre numéro 6, disponible dès maintenant en kiosque !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut