Après plus d’une décennie à devoir se contenter de médailles d’argent ou de bronze, Evan Fournier (33 ans) a remporté l’Euroleague avec l’Olympiakos. Un premier titre international comme une consécration pour celui qui a toujours abhorré la défaite.
Par Nicolas Bulach, à Athènes (Grèce)
L’horloge d’une OAKA en fusion, de rouge et blanc vêtue, affiche encore quelques secondes de jeu, mais il l’a déjà compris. Alors que son coéquipier Alec Peters, sur la ligne des lancers, achève de clore les débats, Evan Fournier exulte déjà. Il enlace les propriétaires de l’Olympiakos (les frères Angelopoulos, Giorgos et Panagiotis), tape dans les mains du staff et des remplaçants à grands coups de « I told you ! » (« je vous l’avais dit »). Comme si celui qui avait été accueilli comme le messie il y a deux ans au Pirée l’avait toujours promis. Quelques instants passent, puis c’est officiel, le natif du Val-de-Marne vient de remporter la plus prestigieuse des compétitions européennes (92-85 face au Real Madrid).
Dans une ambiance similaire à celle de son arrivée à Athènes, le Français décroche le premier titre international de sa carrière. Un trophée collectif accompagné d’une récompense individuelle, MVP du Final Four. Il devient le 2e tricolore à obtenir cette récompense après son ami Nando De Colo en 2016. Une vraie consécration pour celui qui a souvent été taxé – à tort, par méconnaissance de l’homme – d’individualiste.

LE PARI DU PIRÉE
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Reportage paru dans Maxi Basket n°9 (juin 2026), disponible sur la boutique.
