Recalé des centres de formation il y a quelques années, Gérald Ayayi (1,91 m, 24 ans) a été élu Meilleure Progression de Betclic Élite sous le maillot de Cholet. Retour sur la trajectoire atypique du cadet d’une des fratries les plus connues du basket français.
Propos recueillis par Nicolas Bulach
Une sœur (Valériane) capitaine des Bleues, un frère (Joël) qui a joué en NBA, ça pose les bases ?
C’est clair ! (Sourire) Ça a des avantages et des inconvénients. C’est à la fois une pression et une force. Quand tu es jeune, il faut savoir gérer ça. Les attentes, ça n’est pas toujours facile à gérer. Mais avec le temps, la sagesse et le recul qui viennent, tu arrives à n’en tirer que du positif.
La caractéristique de votre fratrie, c’est que vous partagez un très grand QI basket. D’où vient-il ?
Franchement, c’est la fibre de la famille. On échange beaucoup, sur nos matches ou autres. On partage beaucoup par rapport à nos objectifs, nos ambitions et on se soutient là-dedans. On a la même conception du basket, la même volonté de justesse et d’intelligence de jeu dans ce que l’on produit.

Pourtant, tout n’a pas été toujours facile pour vous. Quand vous êtes refusé à l’INSEP et dans les centres de formation, qu’est-ce qui vous traverse l’esprit ?
Au tout début, c’est les sélections zone qui se referment devant moi. Mon réflexe est d’envoyer un message au grand frère : « Désolé, je ne vais pas pouvoir te suivre ». Petit à petit, on voit que les portes des centres de formation se ferment aussi. J’ai eu la chance qu’à ce moment, il y ait une section un peu sport-études à Bordeaux. Pas un centre de formation mais de performance. Ça m’a permis de faire l’entre-deux, continuer mes études et le basket. C’est difficile de me rappeler ce que je ressentais à ce moment. Il y a eu beaucoup de tristesse, de peine. Quand on voit son frère et sa sœur prendre le même chemin, on se dit que c’est la seule route vers le succès, on n’en connaît pas d’autre. Pour être honnête, quand j’étais dans cet entre-deux, je ne pensais même pas devenir pro, ni même semi-pro.
Un des éléments qui vous a redonné espoir, c’est la maladie d’Osgood-Schlatter (maladie héréditaire qui affecte le genou et provoque une croissance fulgurante). Pouvez-vous expliquer ce paradoxe ?
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Entretien paru dans Maxi Basket n°10 (juillet-août 2026), disponible sur la boutique.
