Natalia Odisharia est une journaliste polyglotte et multiculturelle de 32 ans, qui produit et anime un podcast intitulé Hoops, où elle invite des joueurs de Betclic Élite et qui est diffusé sur le site de la Ligue Nationale de Basket.
Quand on consulte votre CV, on s’aperçoit que vous êtes quadrilingue en français, géorgien, russe et anglais. Ça tient à un don des langues et à votre parcours ?
En fait, je parle six langues. Je parle aussi l’italien et j’ai plutôt un très bon niveau en créole martiniquais car ça fait plus de dix ans que je baigne dans cette langue que j’ai apprise au fur et à mesure des années. Ça peut paraître très surprenant mais c’est parce que mon frère et mon mari sont Antillais. Je suis née en Géorgie et avec ma mère on a quitté le pays quand j’avais 9 ans. Quand on est réfugié, on ne débarque pas tout de suite dans le pays où l’on veut aller. On n’avait pas le droit à l’époque de sortir comme ça de la Géorgie. On est passé par des camps de réfugiés en République Tchèque et en Autriche avant d’arriver en France. Je ne connais pas mon père car mes parents se sont séparés quand je n’avais pas encore un an. Je parle le géorgien couramment mais encore mieux le russe. Ma maman avait toujours voulu venir en France car dans les pays de l’ex-République soviétique, et notamment ceux qui étaient de culture russe, ce qui était le cas de ma famille, ils étaient très friands de la littérature française, la langue, la musique, du cinéma français. J’ai regardé beaucoup de films français en russe, j’ai lu de la littérature française comme les Rois Maudits de Maurice Druon ou les Mystères de Paris d’Eugène Sue. En France, j’ai grandi en banlieue d’Orléans avec des émigrés et mes références françaises, personne ne les connaissait.
Vous avez fait des études de langues, d’histoire, sciences po, et vous vous êtes spécialisée en journalisme politique et vous travaillez pour France 24 et France Info TV ? Vous aviez quand même une appétence pour le basket ?
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Propos recueillis par Pascal Legendre
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