De retour en France après ses expériences en Espagne et en Russie, Louis Labeyrie s’est installé à Limoges. L’intérieur de 34 ans se confie sur ses souvenirs en équipe de France, ses proches et sa passion pour le vin.

Louis Labeyrie rêvait d’un tout autre métier lorsqu’il était enfant : procureur. « J’adore juger les gens, que les choses soient bien faites et que la justice soit rendue », raconte-t-il. Sa carrière de basketteur, elle, s’est construite sans déclic particulier. Il a commencé parce que ce sport lui plaisait, avant de voir les étapes s’enchaîner « un peu à [sa] surprise ».
Après des années passées notamment à Valence et à Kazan, le joueur de 2,09 m est revenu en France, à Strasbourg puis à Limoges. Au fil de ses clubs, il s’est fait des amis, parmi lesquels Nicolas Lang et Andrew Albicy. Il cite aussi Joakim Noah et Ronny Turiaf parmi les joueurs dont l’engagement et l’intensité l’ont inspiré.
Une médaille mondiale parmi ses plus beaux souvenirs
Sur un parquet, Labeyrie retient deux moments : la médaille de bronze remportée avec les Bleus à la Coupe du monde 2019, après leur victoire face aux États-Unis, et l’Eurocup gagnée avec Valence la même année. À l’inverse, la finale du championnat russe perdue avec Kazan en 2024 reste son pire souvenir.
Son cinq idéal composé d’anciens coéquipiers de club réunit Paccelis Morlende, Nicolas Lang, Karim Atamna, Jawad Williams et Miro Bilan. Un choix où les liens personnels comptent autant que les qualités sportives : Morlende l’a notamment aidé lors de ses débuts professionnels à Toulon.
Le vin, la famille et Valence
Hors du basket, l’essentiel tient en trois prénoms : Morgane, Abel et Élise, sa femme et ses enfants. À la question de l’objet qui lui tient à cœur, il répond avec humour : « Un tire-bouchon. » Son rêve encore inavoué ? « Devenir un grand vigneron. » Il vante d’ailleurs le pinot noir de son ami Albert Mann, découvert à Strasbourg.
S’il devait choisir un lieu où vivre après sa carrière, Labeyrie hésiterait entre l’Auvergne, la Martinique, les Alpes françaises et Valence. Mais lorsqu’on lui demande quelle ville, parmi celles où il a joué, a été la plus agréable, sa réponse est immédiate : « Valence, sans aucun doute. »
Lire l’interview en intégralité dans le Maxi Basket n°11
Propos recueillis dans MaxiBasket n°11 par Nicolas Bulach.
